Le Grenelle des violences conjugales débute mardi 3 septembre. Alors que 121 femmes ont été tuées par leur compagnon l’an dernier, et déjà 97 cette année, la secrétaire d’État à l’Égalité, Marlène Schiappa, dresse un état des lieux. Pourquoi certaines solutions qui existent ne sont-elles pas mises en œuvre ? Lesquelles restent à inventer ? Elle annonce, à Ouest-France, la création d’un fonds pour les associations locales de terrain d’un million d’euros.
À l’occasion du Grenelle des violences conjugales qui débute mardi prochain, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa explique les contours de ce rendez-vous et fait un état des lieux des dispositifs à améliorer, et de ceux qui restent à inventer. Entretien. (...)
Le Grenelle des violences conjugales, c’est quoi ?
Un outil au service de la lutte contre les violences conjugales. Autour de la table, des représentants d’organisations très différentes : associations actives sur l’ensemble du territoire, services de l’État, police, justice, mais aussi représentants des parties prenantes comme des personnels soignants, avocats, journalistes qui couvrent les féminicides et bien sûr, les ministères concernés (Égalité, Protection de l’enfance, Justice, Intérieur, Outre-Mer, Éducation). Des groupes thématiques travailleront - y compris lors de 81 Grenelles locaux (sous l’égide des préfets) - tout au long d’un processus qui débutera le 3 septembre prochain et s’achèvera le 25 novembre. (...)
En parallèle du Grenelle, vous lancez une vaste campagne de communication pour promouvoir le 3919…
Beaucoup de personnes ignorent encore l’existence de ce numéro, géré par la Fédération nationale Solidarité femmes. Il permet d’orienter les femmes victimes de violences ou leur entourage, de façon anonyme. Par exemple, si vous entendez des cris chez vos voisins, si vous avez une amie, une sœur, une mère frappée et que vous souhaitez l’aider, appelez le 3919.
Plusieurs personnalités s’associent à cette campagne, à travers des clips qui vont être diffusés sur les réseaux sociaux. Jamel Debbouze, Louane, Mélissa Theuriau, les Brigitte, Virginie Ledoyen etc. Le gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir mais ne pourra pas tout, tout seul. Il est temps que toute la société se mobilise.