Tous les catholiques et autres pratiquants sincères devraient forcement être de gauche ! Nul ne peut servir deux maîtres : « car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ». Autrement dit, Dieu et la Richesse, car Mammon est l’ange de la richesse. Cet avertissement de saint Mathieu met en garde aussi bien contre la manière de gagner de l’argent, que la manière de le dépenser !
On ne peut pas aller à la messe le dimanche, faire preuve de charité chrétienne et ensuite aller tranquillement travailler dans une banque, être attaché commercial chez Coca Cola , écrire des articles faisant l’apologie de l’argent dans l’Express ou être un petit chef arbitraire sur un chantier !
Bien entendu on peut se donner bonne conscience en se disant que l’on n’est pas responsable de ce qui se passe en amont de nos décisions, mais « nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir », et que par opposition aux mauvaises pratiques économiques comme le vol ou la fraude fiscale nous restons dans l’acceptable, nous respectons les règles. Mais quelles règles ? Celle fixées par Mammon ! Les règles de l’argent roi et du profit avant tout !
Tout croyant est en porte-à-faux avec sa foi, lorsqu’il s’agit de cautionner le système capitaliste en nourrissant les vautours de la finance. Il n’existe pas de bon croyant capitaliste qui aurait la Croix du Christ suspendue au-dessus de son ordinateur, puis qui irait se brancher sur internet pour placer son argent en bourse. Il n’existe pas non plus de bon croyant capitaliste qui va passer ses vacances à l’autre bout de la terre en profitant de la misère du pays pour passer un séjour de Pacha !
Donc, si vous êtes catholique et à fortiori pratiquant, vous êtes obligatoirement de gauche, sinon si vous êtes de droite c’est que vous n’avez pas tout compris dans les saintes écritures, ou que les capitalistes qui siègent à Rome vous ont mal expliqué, ce qui est remarquez le bien dans leur intérêt. A moins que vous ne vous mentiez à vous-même ! Mais la c’est du ressort de la psychanalyse. (...)