Ils sont couturier, femme de ménage, menuisier ou vendeur. Certains n’ont pas de contrat, pas de protection sociale ou travaillent même exclusivement dans le secteur informel. Depuis le début de l’épidémie due au Covid-19 et les mesures de confinement prises dans leurs pays respectifs, ils ne peuvent plus poursuivre leur activité comme avant, au risque de ne plus pouvoir faire vivre leur famille.
Selon les chiffres publiés en 2018 par l’Organisation internationale du travail (OIT), le Maroc connaît un taux d’emploi informel de 79,9 %, l’Algérie de 63,3 % et la Tunisie de 58,8 %. A l’échelle de toute l’Afrique, cette proportion s’élève à 85,8 %. Le Monde Afrique a suivi cinq de ces travailleurs, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Rwanda. Ils racontent comment ils tentent de s’adapter au jour le jour à ce confinement qui met gravement en péril leurs conditions de vie.
Portrait n°1 Au Maroc, la double peine de Zeyna, mère célibataire
Portrait n°2 En Côte d’Ivoire, Kadio à l’affût des derniers chantiers
Portrait n°3 Au Sénégal, Moïse craint un confinement total
Portrait n°4 A Abidjan, Steven, couturier reconverti dans les masques
Portrait n°5 Au Rwanda, Félix organise la solidarité officielle de quartier