Les hommes sont les plus vulnérables, représentant 82% des décès suicidaires enregistrés en 2011.
Un taux de suicide plus bas que dans le nord de l’Europe
La région d’Athènes, où se concentre près du tiers des quelque 11 millions d’habitants du pays, est la plus touchée, avec 35% des cas recensés, suivie par la Macédoine centrale (11%) au nord, et l’île de Crète (7,7%) au sud, qui combine culture machiste et détention généralisée d’armes à feu.
L’ONG de lutte contre l’exclusion Klimaka a affirmé que ces chiffres constituent un record depuis le début il y a 50 ans du recensement des suicides par l’Organisme mondial de la Santé, indépendamment de la rigueur à l’époque de cette collecte de données pour la Grèce.
Selon un responsable des services statistiques, les données pour 2011 ont été soigneusement vérifiées, y compris auprès des services de médecine légale. Les chiffres communiqués par la police n’opèrent par contre pas de distinction entre tentatives et suicides fatals.
Dénonçant cette évolution, l’opposition de gauche radicale Syriza et nombre d’intervenants humanitaires l’imputent à la brutale paupérisation des Grecs, dont plus d’un quart sont désormais au chômage, au fil de quatre ans de cure d’austérité dictée au pays surendetté par ses créanciers UE et FMI.
A l’image de ses voisins du Sud, la Grèce affiche toutefois un taux de suicide plus bas que les pays du nord de l’Europe.