Jusqu’où peut aller la liberté vidéoludique ? Alors que l’opération militaire israélienne Bordure Protectrice se poursuit dans la bande de Gaza, Google a décidé de retirer deux jeux vidéo de sa boutique en ligne. Ces derniers proposaient notamment de bombarder Gaza. Pour Google, ces deux titres ont enfreint sa politique d’utilisation.
Plus de 1800 civils tués. Tel est le bilan humain provisoire, côté palestinien, établi par les autorités dans la bande de Gaza depuis le déclenchement de l’opération militaire israélienne "Bordure protectrice". Bien que le nombre exact de victimes s’avère très difficile à évaluer, les sources se contredisant parfois, les pertes palestiniennes sont nettement plus importantes que du côté israélien.
Dans ces circonstances, la découverte récente sur Google Play de deux jeux vidéo proposant de bombarder Gaza n’a pas été au goût de tout le monde. (...)
Dans ces circonstances, la découverte récente sur Google Play de deux jeux vidéo proposant de bombarder Gaza n’a pas été au goût de tout le monde. Respectivement baptisés "Bomb Gaza" et "Gaza Assault : Code Red", les deux titres proposaient au joueur de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza pour tuer les militants du Hamas, tout en essayant autant que possible d’éviter de toucher la population.
Contacté par le Guardian, Google a confirmé avoir procédé au retrait de ces deux applications. Un porte-parole a expliqué qu’elles violaient les conditions d’utilisation de Google Play, sans préciser les points qui ont servi à organiser leur suppression. Si l’on regarde les politiques d’utilisation du programme Google Play pour les développeurs, deux règles se démarquent :
– Violence et intimidation : Les contenus présentant des scènes de violence gratuite ne sont pas autorisés. Les applications ne doivent comporter aucun contenu visant à menacer, harceler ou intimider d’autres utilisateurs.
– Incitation à la haine : Nous interdisons toute incitation à la haine envers des groupes de personnes en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion, de leur handicap, de leur sexe, de leur âge, de leur statut d’ancien combattant ou de leur identité ou orientation sexuelle.
Si Google a procédé au retrait de deux applications controversées, il en existe d’autres dans sa boutique qui s’inscrivent dans le cadre du conflit israélo-palestinien. (...)