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Israël "utilise la carte de l’antisémitisme", dit l’experte onusienne Francesca Albanese + Jean-Noël Barrot, le chef de la Diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée.
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #famine #tortures #cessezleFeu #FrancescaAlbanese #France
Article mis en ligne le 12 février 2026

Dans un entretien accordé à France 24, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens dénonce l’utilisation de l’accusation d’antisémitisme par Israël contre ses critiques. Francesca Albanese affirme qu’il n’y a "pas de cessez-le-feu" à Gaza et qualifie les sanctions américaines dont elle fait l’objet d’"acte de persécution".

Interrogée sur les accusations d’antisémitisme portées contre elle, Francesca Albanese affirme qu’Israël utilise "cette carte de l’antisémitisme qui marche très bien en Europe" pour discréditer ceux qui rappellent l’application du droit international. "Je ne me pose pas la question" du droit d’Israël à exister, explique-t-elle. "Israël existe, Israël est un membre de la communauté internationale qui ne reconnaît pas le droit à l’autodétermination d’un autre peuple, qui le garde sous occupation et sous oppression, et pour cela, il doit être jugé selon la loi", déclare-t-elle.
"Pas de cessez-le-feu" à Gaza

À Gaza, un cessez-le-feu entre le Hamas et l’État hébreu est entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais il est régulièrement violé par Israël. Plusieurs centaines de Palestiniens sont morts depuis. "Il n’y a pas de cessez-le-feu", tranche Francesca Albanese.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’autre territoire palestinien, la Cisjordanie. Par une série de nouvelles mesures annoncées le 8 février, l’État hébreu y renforce son contrôle, et simplifie l’acquisition de terres par des Juifs israéliens. Des décisions qui "visent à avancer, accélérer le processus de conquête d’annexion, qui est clairement illégale". Le "manque d’action" de la communauté internationale est "choquant", commente Francesca Albanese. (...)

NDLR : Après l’enregistrement de cet entretien, la France a demandé la démission de Francesca Albanese après des "propos outranciers et coupables" qu’elle aurait tenus lors d’une conférence samedi et dont il est question dans cette interview.

Lire aussi :

 (Huffington post)
Passe d’armes entre Francesca Albanese, porte-voix des Palestiniens à l’ONU et des élus français, on vous raconte

Après des élus macronistes, Jean-Noël Barrot, le chef de la Diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée. (...)

« Le 7 février dernier, lors d’un forum organisé par Al-Jazira à Doha (...) elle a désigné Israël comme ennemi commun de l’humanité », dénoncent ainsi ces personnalités, dont les députés Caroline Yadan (première signataire), Olivia Grégoire, Sylvain Maillard ou l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne. Leur demande a été satisfaite par Jean-Noël Barrot ce mercredi, lequel a annoncé à l’Assemblée nationale réclamer au nom de la France le départ de la juriste italienne.
(...)

La mise au point d’Albanese

« Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’ont armé, lui fournissant des excuses politiques, un appui politique, un soutien financier et économique, c’est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, c’est un défi. Et en même temps c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés, nous qui ne contrôlons pas d’importants capitaux financiers, ni d’algorithme, ni d’armes. Nous voyons maintenant que l’humanité a un ennemi commun, et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté. »

Pour accompagner cette vidéo, Francesca Albanese livre une explication de texte à l’égard de ses détracteurs, notamment en France et en Israël :

« l’ennemi commun de l’humanité est LE SYSTÈME qui a permis le génocide en Palestine, y compris le capital financier qui le finance, les algorithmes qui le dissimulent et les armes qui le rendent possible. »

Pas de quoi clore la controverse. (...)

« Les parlementaires méritent un grand respect, car ils tiennent leur mandat du peuple. Indépendamment de vos attaques personnelles et du mépris affiché envers moi, je vous invite, Madame Yadan, à produire une seule citation où j’aurais qualifié Israël “d’ennemi de l’humanité” », a-t-elle également répondu sur les réseaux sociaux.

C’est loin d’être la première fois que la rapporteuse de l’ONU est ciblée pour ses discours offensifs sur la situation en Palestine. (...)

Désormais, la France se joint au mouvement.