Raciste, brutale, la police française nous fait honte dans le monde entier. https://t.co/u3Oi7HPxxS
— Renaud Tarlet (@RenaudTarlet) June 22, 2021
La cantatrice sud-africaine s’est fendue d’un long message sur les réseaux sociaux, où elle raconte avoir été placée lundi dans une cellule de rétention de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Son témoignage a entraîné un vif émoi sur les réseaux sociaux ce mardi. Dans un long message sur son compte Instagram, la chanteuse lyrique sud-africaine Pretty Yende indique avoir été contrôlée hier par le service des douanes lors de son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, une interpellation dont elle est sortie particulièrement chamboulée. "Ils ont pris mes affaires, y compris mon portable, et m’ont demandé d’écrire les numéros de ma famille proche et de mes amis [...] Ils m’ont dit qu’ils allaient me conduire à un ’hôtel prison’ et pendant ce temps, ils me regardaient comme si j’étais une criminelle", raconte Pretty Yende : "Je leur ai dit que ma batterie de téléphone était presque à plat, et s’ils avaient à tout hasard un chargeur. L’officier de police m’a dit ’écoute-moi attentivement, tu n’auras pas ton téléphone."
"Je lui ai demandé : ’suis-je une prisonnière ?’ Il a brutalement répondu : ’oui.’ "- Pretty Yende
"J’ai été déshabillée et fouillée comme une criminelle"
"J’ai été déshabillée et fouillée comme une criminelle, et placée dans une cellule de rétention du terminal 2B du contrôle douanier", poursuit la cantatrice : _"Il faisait froid, au début il n’y a avait pas de lumière. Ils m’ont laissé là seule avec le téléphone fixe et le morceau de papier qu’ils m’avaient donné pour écrire les numéros de téléphone de ceux que je pouvais appeler. La plupart des agents ont refusé de s’adresser à moi en anglais, il y en avait plus de dix, je pouvais les entendre parler et rire dans le couloir." Dans son témoignage, Pretty Yende fait le lien entre ce qu’elle a vécu et les "violences policières" : "les violences policières sont réelles pour quelqu’un qui me ressemble",_ écrit-elle, renvoyant à l’étendue des discriminations que subissent les personnes noires. (...)
Contactée par France Musique, Pretty Yende confie être encore choquée et ne pas avoir envie de s’exprimer pour l’instant sur cette affaire, d’autant plus qu’elle se produit pour la quatrième fois ce mardi soir sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées dans La Somnambule de Bellini.
Nous avons également joint les douanes de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, qui nous indiquent ne pas avoir pour le moment retrouvé trace d’un contrôle sur la personne de Pretty Yende. (...)