Cela arrive de temps à autre : une négligence, une mauvaise relecture, une boulette, en somme. Dans un manuel scolaire, on fait disparaître un roi, une date historique, ou, plus amusant, on modifie une formule mathématique. Problème : quand on touche à la géographie, et au Moyen-Orient, tout prend des proportions dingues. Alors, faire disparaître Israël...
L’Atlas du Moyen-Orient publié par les éditions HarperCollins a provoqué un tollé : vendu dans les écoles anglophones du Golfe, à majorité musulmane, le titre a bénéficié d’une publicité dont il se serait volontiers passé. Collins Bartholomew, la filiale de la maison qui publie localement le manuel scolaire, a assuré qu’il serait « inacceptable » pour ses clients du Golfe, qu’y figurent des « préférences locales ». Mais qu’est-ce à dire ?
Tout simplement qu’Israël a disparu des cartes. Exactement comme c’était arrivé pour les éditions Garnet Education en janvier 2013. (...)