Selon une note, la chancellerie pourrait décider du maintien ou de la suppression de juges en fonction des résultats LREM aux élections municipales 2020.
Vent de fronde sur la Chancellerie. Les syndicats de magistrats sont montés au front mercredi pour exprimer leur « consternation » et leur « stupéfaction ». Dans leur viseur, une note, dévoilée par Le Canard enchaîné, dans laquelle la Chancellerie envisagerait de corréler le maintien ou la suppression des postes de juges et les résultats électoraux de LREM aux municipales 2020. Selon l’extrait de cette note « confidentielle » publié par l’hebdomadaire satirique, le ministère de la Justice a sollicité « une réunion » avec l’un des conseillers du Premier ministre et « les experts des élections municipales » de La République en marche pour connaître les villes potentielles « cibles électorales » et ainsi « différer les annonces » de la réforme de la carte judiciaire.
La suppression de la fonction de juge d’instruction dans certaines juridictions est permise par la loi de réforme de la justice promulguée en mars, quand il y a plusieurs tribunaux dans un département. (...)
Invitée mercredi matin de Sud Radio, la ministre n’a pas démenti l’existence de cette note et s’est défendue de tout « favoritisme ».
