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CCFD-Terre solidaire
Les terres, variable d’ajustement des politiques climatiques ?
Article mis en ligne le 15 août 2018
dernière modification le 14 août 2018

L’agriculture commence enfin à être prise en compte dans les négociations climatiques internationales. Mais le péril grandit de voir des sols cultivables prioritairement affectés à la capture du CO2, au détriment d’une réelle transition agricole.

x se cristallisent actuellement sur l’agriculture dans le monde.
Ce sera le cas, en particulier, en décembre prochain, en Pologne, lors de la prochaine conférence internationale annuelle de l’Onu sur le climat – la COP 24. C’est une étape importante, car les pays doivent y réviser les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris lors de l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat – à la COP 21 en 2015 –, qui entrera en vigueur en 2020.
Mais ces efforts sont notoirement insuffisants pour stabiliser le réchauffement planétaire à moins de 2 °C, objectif convenu.

Cet objectif, mentionné simplement comme optionnel par l’Accord de Paris, est pourtant exigé par les nations les plus vulnérables au dérèglement, en particulier les petites îles menacées par la hausse du niveau des océans.
Dans l’état actuel des choses, nous disent les chercheurs, c’est hors d’atteinte, avec les seules mesures de réduction des émissions : il faudra avoir recours à des technologies de stockage du CO2, le principal des gaz à effet de serre.
Or, l’agriculture est dans le collimateur. La croissance des plantes, par la photosynthèse, absorbe du CO2 et le fixe dans les fibres sous forme de carbone, dont une partie passe dans les sols pour s’y stocker.

Sans remise en cause globale de nos systèmes agroalimentaires, miser sur l’agriculture pour jouer le rôle d’un « puits de carbone » préfigure des évolutions risquées pour la souveraineté alimentaire, les agricultures familiales, les droits des paysans et des peuples autochtones...
Ces implications sont complexes et peu défrichées. C’est pourquoi nous avons sorti notre rapport suffisamment tôt afin d’alimenter les réflexions en amont de la COP 24, et d’alerter les décideurs politiques, les scientifiques, les relais associatifs et les médias sur ces enjeux.

En savoir plus sur le rapport « Nos terres valent plus que du carbone »