Pour Jean Jaurès, la laïcité doit garantir la liberté de toutes les croyances et de tous les courants de pensée au nom du respect dû à toutes les personnes, croyants comme incroyants. Respect dû aux croyants, pas aux croyances qui peuvent être librement critiquées.
— Nicolas Cadène (@ncadene) August 1, 2022
On comprend aisément 1 conception « libérale » de la laïcité (celle de notre droit), et non trop restrictive et contraire à plusieurs libertés, comme certains voudraient la transformer.
Et ce,alors même que le contexte de l’époque pouvait légitimement pousser à + de restrictions.— Nicolas Cadène (@ncadene) August 1, 2022
Ni de mettre un terme aux hausses constantes des financements publics aux écoles privées contre l’école publique ; ni de former les enseignants et de les accompagner sur des sujets connexes majeurs, ni de renforcer la mixité sociale à l’école (blocage du précédent ministre), etc.
— Nicolas Cadène (@ncadene) August 1, 2022
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Jaurès, une éloquence volcanique au service de la laïcité
(...) Jaurès voyait loin : "La question est de savoir si vous voulez opprimer par la force et par la ruse les vielles croyances ou si vous attendez du temps, des progrès de la raison, de l’entière sécularisation de l’Etat et de l’éducation laïque des générations successives, l’évanouissement des croyances séculaires". De fait, c’est ce qui s’est produit en quelques décennies.
"La séparation est faite"
Les cléricaux rassurés, les anticléricaux ainsi désarmés, l’article 4 fut très largement adopté. Et Jaurès put s’exclamer, en sortant de cette séance marathon : "La séparation est faite". Il devra pourtant y revenir un an plus tard, quand la résistance du monde catholique et les difficultés d’application obligeront à remettre l’ouvrage sur le métier. A nouveau, le 13 novembre 1906, il va prêcher la tolérance et la reconnaissance pleine et entière aux catholiques de la liberté d’association. Sans réticence, sans chicaneries et sans délais.
A ses yeux, telle est la condition nécessaire pour arriver à "un régime de paix définitive" entre l’Etat et l’Eglise. (...)