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Marie-Claude Saliceti
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Reporterre
Renault et le gouvernement tentent de noyer le scandale de la pollution
Article mis en ligne le 17 janvier 2016

Le scandale des dépassements de pollution par Renault, révélé par Reporterre en septembre, a fini par exploser jeudi 14 janvier. La ministre Royal est montée au créneau, tandis que l’action du groupe a dévissé. Le fait que des véhicules du groupe dépassent nettement les seuils de pollution est acquis. Mais une question demeure : Renault a-t-il délibérément pré-conditionné ses véhicules pour tromper les appareils de mesure ?

La bombe qu’ils cherchaient à camoufler a fini par leur exploser à la figure : jeudi 14 janvier, on a appris que des agents de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes) avaient perquisitionné au siège de Renault. Enjeu vraisemblable : découvrir des preuves de la dissimulation des émissions trop polluantes des véhicules de ce constructeur.

L’information n’est pas venue du gouvernement, mais du syndicat CGT, dans un tract distribué aux travailleurs du groupe (...)

dès septembre, Reporterre avait révélé que plusieurs véhicules du groupe Renault-Nissan dépassait énormément (jusqu’à 15 fois plus !) le seuil autorisé de polllution de 80 mg/km d’oxydes d’azote. Ni Renault ni le ministère de l’Ecologie ne répondaient à nos questions, et les médias faisaient le silence sur cette révélation. Un silence dû aux abondants budgets publicitaires que déversent les constructeurs automobiles sur les médias ? (...)

Le silence et le refus de prendre en compte les alertes se sont finalement révélés inutiles. Les soupçons de triche par Renault sont maintenant sur la place publique, et l’action du groupe a dévissé jeudi, perdant plus de 10 %. (...)