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Parti pour la decroissance
TAFTA, le capital, le consumérisme, eux et nous et toi et moi
Article mis en ligne le 3 novembre 2014
dernière modification le 29 octobre 2014

Mardi 21 Octobre, à l’invitation d’une quinzaine d’organisations, dont ATTAC, Suzan George est venu nous alerter sur les dangers du traité TAFTA, mais aussi de TISA et CETA.

Un exposé très technique et pédagogique sur le fonctionnement de ces traités et sur leurs probables conséquences.

Pour résumer, c’est « toujours plus » : plus de capitalisme ; de dénie de démocratie ; de diktat des multinationales ; de profits ; d’inégalités ; de gaspillages ; de pillages des ressources ; etc, etc …
Un meeting qui a eu le mérite de mobiliser les troupes pour lutter contre TAFTA et ses rejetons. (...)

c’est nécessaire de lutter contre tous ces traités, mais en parallèle nous devrions peut-être nous opposer aussi au Monde que nous vendent ces multinationales ; c’est-à-dire au mode de vie occidentale exacerbé actuel. S’il y a un grand marché, c’est aussi parce qu’il y a une certaine demande de chacun d’entre nous, et que pour sortir du l’ultra-libéralisme, il faudrait peut-être sortir du consumérisme, de notre dépendance au pétrole et autres ressources ?
Alors, en général, si je m’arrête là, on me rétorque aussi sec « Ne crois-tu pas que les pauvres, eux, ils aimeraient bien pourvoir consommer, rien qu’un peu ? Déjà manger et se loger ? Alors, ton histoire de niveau de vie … ».

Tiens ! Les pauvres ? Parlons-en des pauvres. Pourquoi toujours nous rétorquer la condition des pauvres, quand on parle de l’hubris de nos sociétés ? A croire que l’éradication de la pauvreté, justifie à elle-même qu’on ne puisse pas toucher à la condition des classes les plus aisées … C’est avec le même type d’argument que les grands patrons s’opposent à la limitation de leur salaire. (...)

Dans le modèle actuel, il n’y aura plus jamais de plein emploi, c’est certain : imaginons une autre manière d’éradiquer la pauvreté autrement que par la solution du travail salarié (ce n’est pas pour autant qu’il ne faudra pas se retrousser les manches). Non, définitivement, je ne pense pas aux pauvres quand je dénonce le consumérisme et notre niveau de vie.

Je parle de cette classe moyenne, très majoritaire. Celle qui vit dans un beau pavillon ; qui possède deux voitures « pour aller travailler, je m’en passerait bien ; … mais aussi pour emmener les enfants à l’école, … et pour aller à l’hypermarché … et aussi, quand même, pour partir en weekend », voire une troisième pour l’aîné qui vient d’avoir son permis en même temps que ces 18 ans ; cette famille qui a autant d’ordinateurs, de télévisions, de smartphones et de forfaits associés qu’il y a de membres dans la famille, le tout à renouveler tous les 3 à 5 ans ; dans le garage, il y a le congélateur plein à ras-bord de viandes industrielles « il y a avait une promo chez Auchan, alors j’en ai pris plein d’avance » ; et puis, il y a la domotique, l’ouvre portail automatisé, l’éclairage automatique, l’alarme « avec ce qu’on lit dans les journaux … » ; il y a encore le tracteur-tondeuse, le taille-haie, et maintenant la souffleuse, enfin tout ce qu’on peut trouver dans tous les rayons du Brico ; et pour les ados, des fringues à la mode. « Mais on n’achète pas de marque, on n’est pas comme ça, on n’est pas snob et on fait attention, on achète le moins cher » ; « d’ailleurs en général, pour la nourriture, pour les meubles on fait attention, on prends toujours le moins cher ! Il faut boucler les fins de mois » ; … (...)