
Les derniers mois au Brésil ont été catastrophiques pour toute notre Éducation Nationale.
Après la chute du premier Ministre de l’Éducation de Jair Bolsonaro, Ricardo Velez, qui a bouleversé tous les domaines éducationnels au Brésil, en demandant la désecularisation des politiques d’Éducation et la disqualification des perspectives de genre et sociaux, un nouveau ministre a été choisi, Abraham Weintraub.
Celui-ci est un économiste (sans doctorat), adepte d’une perspective néolibérale. Il a fait des déclarations déconcertantes, menaçant de diminuer radicalement le budget des cours de philosophie et de sciences sociales parce qu’il considère que ses disciplines ne sont pas importantes pour la société.
Plus encore, la semaine passée, le 29 avril, il a accusé certaines universités de ne faire que des "événements ridicules", les qualifiant de "bordel". Ensuite, il a coupé de presque 40% le budget de trois universités, Université Fédérale Fuminense, Université Fédérale de Bahia et Université de Brasília, toutes publiques, très engagées socialement et très bien placées dans les classements nationaux et internationaux.
Ayant été sévèrement critiqué par toute la société civile, il a décidé de bloquer de 30 à 40% du budget de TOUTES les Universités, mais aussi des collèges plus développés au niveau de la formation critique dans le pays, le réseau publique fédéral Pedro II.
La société demande l’empêchement de ces actions parce que cette coupure budgetaire est anticonstitutionnel. Les juristes font déjà des pétitions dans le Suprême Tribunal Fédéral contre ces mesures. La société brésilienne demande des signatures contre l’atitude du Ministre. L’Université de Harvard aux États-Unis se solidarise avec les Sciences Humaines brésiliennes...
Je demande à la société française de nous soutenir.
Deux pétitions ont été mises en ligne