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SOS Mediterranée
À Gruissan, acteurs publics et société civile réunis pour soutenir la résistance humanitaire en mer
#SOSMediterranee #OceanViking #sauvetages #migrants #immigration #solidarites
Article mis en ligne le 16 janvier 2026
dernière modification le 14 janvier 2026

Au lendemain de la Journée internationale des migrant.e.s, les 2ᵉˢ Rencontres Méditerranée solidaire se sont tenues le 19 décembre au Palais des congrès de Gruissan. Coorganisé par SOS MEDITERRANEE, la Région Occitanie, le Parlement de la mer et la Ville de Gruissan, l’événement a rassemblé élu.e.s, expert.e.s, associations et citoyen.ne.s autour d’un même constat : face au recul du respect du droit maritime et à la criminalisation du sauvetage en mer, soutenir la résistance humanitaire est plus que jamais une nécessité.

Ces rencontres se sont inscrites dans la continuité d’un cycle engagé depuis plusieurs années en Occitanie. Après les premières Rencontres Méditerranée solidaire à Montpellier en 2023, puis les Assises du droit de la mer et des solidarités maritimes en 2024, cet événement a marqué une nouvelle étape, en préambule des prochaines Assises prévues à Montpellier en octobre 2026.
La Région Occitanie, le Département de l’Aude, la Ville de Gruissan et plusieurs collectivités locales y ont réaffirmé leur soutien moral et financier à l’action de SOS MEDITERRANEE, aux côtés de partenaires associatifs et institutionnels mobilisés de longue date.

Mémoire et responsabilité (...)

Sauvetage en mer : un espace humanitaire sous pression

Au cœur de l’événement, une table ronde intitulée « Soutenir la résistance humanitaire en Méditerranée » a réuni Najat Vallaud-Belkacem ancienne ministre des Droits des femmes puis de l’Education nationale et présidente de France Terre d’Asile, Benjamin Michallet économiste, et Ali Bensaad géographe.
La projection d’images de l’attaque de l’Ocean Viking du 24 août dernier a donné le ton des échanges. Sophie Beau, directrice générale de SOS MEDITERRANEE, est revenue sur les faits, le silence persistant des États européens et l’absence de condamnation officielle de cette attaque, à l’exception de la Norvège, État du pavillon du navire. Elle a également rappelé les plaintes déposées en Italie, en France et en Allemagne, et alerté sur la fermeture progressive de l’espace humanitaire en Méditerranée centrale.

Depuis la création de la zone de recherche et de sauvetage libyenne en 2018, la coordination des secours s’est fortement dégradée. (...)

En conclusion, Sophie Beau a insisté sur la nécessité de « résister pour simplement faire respecter le droit international ». Malgré les menaces, les entraves administratives et la criminalisation croissante, SOS MEDITERRANEE a réaffirmé sa volonté de poursuivr (...)