Après les incidents avec l’ambassadeur américain en France, c’est au tour de la Belgique de se retrouver confrontée à la diplomatie très peu feutrée de l’administration Trump. Cent jours à peine après sa prise de fonction, Bill White, l’ambassadeur américain auprès du royaume de Belgique, s’est attiré les foudres des autorités belges après des critiques ouvertes à l’encontre de politiciens du Plat pays et à l’encontre de l’appareil judiciaire. Bill White a été convoqué ce mardi matin 24 février au ministère des Affaires étrangères à Bruxelles. Contrairement à son homologue en poste à Paris, l’ambassadeur américain en Belgique s’est rendu à la convocation du ministre belge des Affaires étrangères.
L’ambassadeur Bill White s’en est pris personnellement au ministre de la Santé Frank Vandenbroucke pour rappeler son implication dans l’affaire de corruption Agusta il y a trente ans ainsi qu’au président du Parti socialiste flamand Conner Rousseau, qui comparait les méthodes de la police de l’immigration américaine (ICE) à celles des nazis. L’ambassadeur a aussi qualifié d’antisémite une enquête sur les mohalim, des praticiens traditionnels soupçonnés d’opérer des circoncisions sans assistance médicale.
De quoi provoquer l’exaspération du Premier ministre belge Bart De Wever (...)
À l’issue de son rendez-vous avec le ministre des Affaires étrangères, Bill White affirme continuer de penser qu’il est déplacé de comparer Donald Trump à Hitler, mais il renonce à interdire au président du Parti socialiste flamand l’entrée aux États-Unis. Le ministère ajoute de son côté que l’ambassadeur a reconnu que ses propos étaient déplacés.