Le président américain Donald Trump s’en est violemment pris à son homologue israélien Isaac Herzog, jeudi 12 février, l’accusant de « honte » pour ne pas avoir encore gracié Benyamin Netanyahu, dans son procès pour corruption, fraudes et abus de confiance. Une ingérence directe qui intervient alors que le Premier ministre israélien a été reçu à la Maison Blanche. Qu’est-ce qui se cache réellement derrière cette sortie virulente de l’actuel locataire de la Maison Blanche ?
C’est une charge d’une brutalité rare de la part d’un président américain en exercice. En affirmant qu’Isaac Herzog devrait « avoir honte », Donald Trump ne se contente pas d’une opinion : il affirme que le président israélien lui aurait personnellement promis cette grâce à cinq reprises.
Derrière cette pression publique, on peut deviner l’influence directe de Benyamin Netanyahu. Selon plusieurs analystes, le Premier ministre israélien aurait lui-même suggéré à Donald Trump qu’Isaac Herzog hésiterait à agir par peur de l’appareil judiciaire, le fameux « Deep State ». En difficulté, face à ses juges, Benyamin Netanyahu n’a pourtant fait aucun aveu ni exprimé de regrets, ce qui bloque juridiquement le processus de grâce en Israël.
En utilisant tout le poids de la Maison Blanche pour s’immiscer dans les affaires judiciaires de son plus proche allié, Donald Trump crée un précédent diplomatique majeur. À ce stade, Isaac Herzog reste ferme : il proclame que l’État hébreu est une démocratie souveraine et que la justice ne peut être dictée par les pressions politiques, fussent-elles américaines. (...)