Plus de 20 000 blessés se trouvent toujours dans la bande de Gaza, a affirmé Médecins Sans Frontières (MSF), malgré les premières évacuations mercredi vers l’Égypte de patients palestiniens et d’étrangers ou de binationaux. Au moins 195 Palestiniens ont été tués dans les frappes aériennes menées cette semaine par Israël contre le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza, selon le Hamas.
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2 h 59 : Joe Biden appelle à une "pause" dans la guerre entre Israël et le Hamas
Joe Biden, interpellé mercredi lors d’une réunion à caractère politique sur le conflit entre Israël et le Hamas, s’est dit favorable à une "pause" afin de permettre aux "prisonniers" de quitter l’enclave.
Le président américain, candidat à un second mandat, s’exprimait lors d’un événement destiné à lever des fonds quand un membre de l’assistance l’a interpellé : "En tant que rabbin, je vous demande d’appeler à un cessez-le-feu immédiatement". (...)
La Maison Blanche, interrogée sur ces propos, a par la suite précisé que par "prisonniers", le président faisait référence aux otages du mouvement islamiste Hamas. (...)
La Maison Blanche refuse jusqu’ici d’évoquer un cessez-le-feu, estimant que cela ferait exclusivement le jeu du Hamas, mais a déjà appelé à des "pauses humanitaires" pour permettre d’acheminer de l’aide ou de procéder à des évacuations.
2 h 46 : plus de 20 000 blessés se trouvent encore à Gaza, selon MSF (...)
MSF, qui a précisé que les 22 employés de son personnel international avaient pu quitter Gaza via le poste-frontière de Rafah, a demandé à ce qu’un nombre plus important d’habitants du territoire palestinien puissent être évacués. "Les personnes qui souhaitent quitter Gaza doivent être autorisées à le faire sans plus attendre et sans préjudice de leur droit de retourner ultérieurement à Gaza", a estimé MSF, qui appelle à un "cessez-le feu immédiat". (...)
Lire aussi :
– (France TV Info)
Guerre entre le Hamas et Israël : ce que l’on sait des bombardements du camp de Jabaliya, visé par l’armée israélienne
Les autorités israéliennes ont admis avoir bombardé le plus grand camp de réfugiés de la bande de Gaza, afin d’y éliminer un responsable du Hamas.
La frappe a causé un grand nombre de victimes et des dégâts impressionnants. L’armée israélienne a reconnu avoir bombardé, mardi 31 octobre, le camp de Jabaliya, faisant au moins 50 morts et plusieurs centaines de blessés, d’après le Hamas. Il s’agit du plus grand camp de réfugiés de la bande de Gaza, dans lequel habitent 116 000 personnes, selon l’ONU.
D’après l’armée israélienne, ce bombardement visait à "éliminer" un dirigeant du Hamas. Le mouvement islamiste palestinien a affirmé que sept otages avaient péri dans cette attaque, condamnée par plusieurs pays.
Mercredi, une nouvelle frappe a touché ce camp de réfugiés, selon la défense civile à Gaza. Ce bombardement a provoqué d’énormes destructions, d’après des images de l’AFPTV. Franceinfo vous récapitule ce que l’on sait à ce sujet.
"C’est un véritable massacre, des maisons ont été bombardées alors que des habitants se trouvaient à l’intérieur, c’est une grande zone résidentielle qui a été visée", témoigne un médecin. "Il y avait sept ou huit énormes trous dans la terre, avec plein de gens tués, et des restes humains absolument partout. On avait l’impression de vivre la fin du monde", assure encore un autre témoin auprès de CNN. (...)
Une partie de la communauté internationale condamne la frappe de mardi (...)
Le camp de nouveau bombardé mercredi
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mercredi qu’un nouveau bombardement de l’armée israélienne avait tué "des dizaines" de personnes dans le camp de réfugiés de Jabaliya. Si aucun bilan de source indépendante n’était possible dans l’immédiat, la frappe a provoqué d’énormes destructions, selon des images de l’AFPTV.
Après ce second bombardement, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit, par la voix de son porte-parole, "atterré par l’escalade de la violence à Gaza, y compris la mort de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, dans des frappes aériennes israéliennes dans des zones résidentielles du camp de réfugiés de Jabaliya densément peuplé".