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Marie-Claude Saliceti
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RFI
États-Unis : nouvelle démonstration de force de l’Amérique anti-Trump lors du troisième « No Kings Day »
#USA #TRump #resistances #manifestations #NoKingsDay
Article mis en ligne le 29 mars 2026

Selon le collectif à l’origine de la mobilisation, au moins huit millions de personnes se sont rassemblées dans plus de 3 300 cortèges partout dans le pays pour protester contre la politique et les méthodes de Donald Trump assimilé à un monarque voulant accaparer tous les pouvoirs, ce samedi 28 mars.

« Pas de roi, pas de voyous, pas de guerre » : tel est le slogan que l’on a pu lire sur de nombreuses pancartes, ce samedi 28 mars, un peu partout aux États-Unis où, pour la troisième fois en moins d’un an, des millions de personnes sont descendues dans les rues du pays pour manifester contre Donald Trump, sa politique anti-immigration et sa guerre contre l’Iran.

Organisateur de cette nouvelle journée de mobilisation, le mouvement « No Kings » (« Pas de rois », en français), qui s’est affirmé comme le plus important fédérateur de contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche, a revendiqué une affluence record avec au moins huit millions de protestataires dans plus de 3 300 cortèges. Cela correspond à une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, en octobre dernier. Les autorités américaines ne fournissent quant à elles aucun chiffre officiel.

De Boston à Los Angeles en passant par Washington, Miami ou Chicago, des participants ont défilé avec des pancartes arborant messages anti-guerre et symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l’approche des élections de mi-mandat, en novembre prochain.

« J’aimerais presque m’excuser auprès du reste du monde… » (...)

Dans les rues de New York, la marche a été ouverte par l’acteur Robert De Niro, farouche critique de Donald Trump. « D’autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n’a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. [...] Il faut l’arrêter », a-t-il notamment exhorté.

La procureure générale de l’État, Laetitia James, mais aussi le pasteur et militant Al Sharpton ont également pris part au défilé aux côtés de dizaines de milliers d’autres personnes qui n’avaient, elles non plus, pas de mots assez durs pour critiquer l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Iran ou la police de l’immigration.
« On est tous des immigrés sur cette terre ! »

« On est partis en guerre contre l’Iran et je ne sais même pas pourquoi ! Sans prévenir, sans raison, sans objectifs... c’est juste le chaos ! », a ainsi confié une manifestante à notre correspondante sur place, Loubna Anaki. (...)

« Nous n’accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des États-Unis et l’État de droit chaque jour », a pour sa part renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle.

Pendant ce temps là, Donald Trump, lui, a joué au golf dans son club privé de Floride samedi après-midi.