Entre dimanche 12 et mardi 14 avril, un total de 324 exilés sont arrivés en Crète. Certains ont été retrouvés sur des plages de l’île grecque, d’autres ont été secourus en mer par les autorités. Ces derniers mois, la route de Tobrouk, qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est considérablement développée au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée. L’an dernier, la Grèce a enregistré une hausse de 200 % des arrivées de migrants en Crète.
En seulement 48 heures, un total de 324 migrants sont arrivés en Crète, ont indiqué les gardes-côtes dans plusieurs communiqués.
Dans le détail, les premiers sauvetages ont eu lieu aux premières heures du dimanche 12 avril avec la prise en charge de 35 personnes par un navire de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Les exilés ont été secourus au port de Kala Limenes, dans le sud de la Crète.
Quelques heures plus tard, ce sont 37 migrants qui ont à leur tour été secourus par le même bateau de Frontex et déposés, eux aussi, au port de Kala Limenes.
Le lendemain matin, le 13 avril, 34 personnes, dont une femme, ont été retrouvées près de la plage de Korfos, dans le sud de la petite île de Gavdos, voisine de la Crète. Elles ont été transférées par bateau dans "une zone d’accueil temporaire de la région d’Agia Chania", en Crète, ont précisé les gardes-côtes.
Dans l’après-midi, un canot en difficulté avec 60 exilés, dont 12 mineurs, a été secouru au large de la Crète. Les rescapés ont été déposés au port d’Héraklion. Dans la soirée, les autorités ont porté assistance à deux embarcations, composées respectivement de 61 et 59 hommes, au large d’Ierapetra, dans le sud de la Crète. Le premier groupe a débarqué dans ce port, et le deuxième à Héraklion puis a été accompagné "dans une zone de stockage temporaire" de la ville.
Enfin, la dernière opération s’est déroulée mardi 14 avril à la mi-journée lorsque 38 personnes, dont une femme et un mineur, ont été retrouvées sur la plage d’Arvi, dans le sud de la Crète. Elles ont été déposées au port d’Héraklion.
Route de Tobrouk (...)
Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà 2 300 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 4 500 migrants entrés sur le territoire grec par la mer.
Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil dans l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; et le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée. (...)
Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà 2 300 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 4 500 migrants entrés sur le territoire grec par la mer.
Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil dans l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; et le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée. (...)