Près de 2,4 millions de travailleurs philippins sont au Moyen-Orient et se retrouvent en première ligne du conflit. Au moins une ressortissante est morte et deux autres expatriés ont été blessés depuis le début de la guerre. Plusieurs ONG et organisations syndicales appellent le gouvernement philippin à mieux les protéger.
Devant le ministère des Travailleurs migrants, à Manille, une vingtaine de manifestants protestent avec des pancartes aux slogans ironiques « Philippins à Dubaï, un acheté, un offert. » D’après Josie Pingkihan, de l’ONG Migrante International, le gouvernement philippin ne protège pas assez ses ressortissants. (...)
Une aide jugée insuffisante
Le gouvernement a rapatrié plus de 3 000 Philippins et promet des aides à ceux qui rentrent. C’est insuffisant, pour Josie Pingkihan. « Ils n’ont pas d’emploi ici quand ils reviennent », déplore-t-elle. « Un travailleur nous a dit : “Je préfère rester sous les bombes plutôt que ma famille meure de faim.” »
Malgré la crise, de nombreux Philippins cherchent toujours à émigrer. (...)
Jeudi 2 avril, le gouvernement philippin a assuré avoir obtenu l’accord de l’Iran pour laisser passer ses navires. Cela doit permettre notamment de rapatrier les 7 000 marins philippins (sur 20 000 au total environ) coincés depuis plus d’un mois dans le détroit d’Ormuz. Et d’acheminer des tankers de pétrole jusqu’à l’archipel.