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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Italie : un projet de loi modifié après la controverse autour d’une prime au rapatriement de migrants
#Italie #migrants #immigration #Meloni #avocats
Article mis en ligne le 25 avril 2026

Vendredi 24 avril, le gouvernement italien a dû revoir une mesure controversée de son projet de loi sécurité, après une vive polémique lancée par l’opposition, les professions juridiques et le président de la République, Sergio Mattarella. La mesure concernait un bonus de 615 euros prévu pour tout avocat assistant un migrant dans les procédures de rapatriement volontaire.

La tempête politique déclenchée en Italie avait pour origine une disposition jugée inconstitutionnelle du projet de loi sécurité. Celle-ci prévoyait une prime de 615 euros pour les avocats accompagnant des migrants dans des procédures de rapatriement volontaire... à condition que celui-ci aboutisse.

Cette mesure a été rectifiée par un nouveau décret adopté par le Conseil des ministres, après le vote final du projet de loi à la Chambre des députés (162 voix pour, 102 contre, 1 abstention). Une manœuvre technique destinée à permettre la conversion en loi du décret sécurité avant la date limite du 25 avril, ce qui suppose également la signature du président de la République sur l’ensemble du dispositif.

À la Chambre des députés, où l’opposition a entonné le chant des résistants italiens « Bella Ciao », la situation a été qualifiée d’inhabituelle. (...)

« Le cafouillage demeure »

Contraint de modifier la mesure, l’exécutif a élargi le dispositif. Comme l’explique le député Riccardo Magi, leader du parti Piu Europa, « la prime ne sera plus concédée seulement aux avocats mais aussi à des médiateurs culturels ». Il précise également que « la condition du retour effectif d’un migrant n’est plus exigée ». Mais selon lui, « le cafouillage demeure » et cette évolution s’inscrit dans une logique politique : « En vérité, Meloni a décidé d’entrer en campagne électorale. En somme, c’est une sale période pour notre pays ! » (...)