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Marie-Claude Saliceti
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Bon Pote
L’Assemblée nationale abandonne définitivement les ZFE
#AssembleeNationale ##ZFE
Article mis en ligne le 16 avril 2026
dernière modification le 15 avril 2026

Avez-vous entendu parler de green backlash ? Le concept, de plus en plus populaire dans la recherche en sciences sociales, est simple : le démantèlement progressif des politiques environnementales. Alors même que les conséquences du changement climatique sont de plus en plus visibles. La suppression des zones à faible émission (ZFE) à l’Assemblée nationale, ce mardi 14 avril 2026, en offre une parfaite illustration.

Ces zones, qui interdisent l’accès aux métropoles aux véhicules les plus polluants, ont été supprimées au terme de plusieurs mois d’offensive de la droite et de l’extrême droite parlementaire. Les députés LR et RN avaient glissé un amendement de suppression des ZFE dans le projet de loi de simplification économique. Et celui-ci a été définitivement adopté.

Le gouvernement a bien tenté de sauver les ZFE, dispositif qu’il avait lui-même instauré, en proposant un contre-amendement : les maintenir tout en les rendant seulement facultatives pour les métropoles. Sans succès. Une majorité de députés a voté contre, actant définitivement leur suppression. Seuls le bloc central et les socialistes ont soutenu la stratégie de sauvetage du gouvernement.

Retour sur plusieurs mois de détricotage de la politique environnementale concernant les ZFE. (...)

La suppression des ZFE marque un vrai retour en arrière. Une décision lourde de conséquence pour l’environnement comme pour la santé publique. “On donne un permis d’empoisonner. La conséquence est là : la santé des Français, et personne n’en parle”, alerte Tony Renucci, de l’association Respire.

Les ZFE, un outil pertinent mais insuffisant

Les ZFE ont un objectif principal : réduire les émissions de polluants atmosphériques et améliorer la qualité de l’air. Un impératif de santé publique : environ 40 000 décès en France sont attribuables chaque année aux particules fines (PM2,5). Cette pollution touche en premier lieu les habitants des villes, dont le trafic routier contribue fortement aux émissions de particules fines et d’oxydes d’azote.

Comme le rappelle notre analyse, plusieurs études ont prouvé que les ZFE contribuent à la diminution de la pollution de l’air et améliore la santé des habitants. Ces zones contribuent également au renouvellement du parc automobile vers des véhicules moins polluants et augmentent l’utilisation des transports collectifs et du vélo dans les villes qui les mettent en place.

Mais les ZFE ne peuvent pas tout faire seules. Pour être pleinement efficaces, elles doivent s’accompagner de mesures structurantes, comme le développement d’alternatives crédibles (transport en commun, réseau cyclable). La présence de telles alternatives est, selon un rapport d’une mission gouvernementale sur le sujet, cruciale pour l’acceptabilité de cette politique.

Autre angle sensible des ZFE : leur impact social. Pour ses détracteurs, les ZFE pénalisent avant tout les ménages modestes, qui ont en moyenne des voitures plus anciennes et plus polluantes, et n’ont pas les moyens de changer de véhicule pour se conformer aux nouvelles règles de circulation. “ (...)

La suppression des ZFE marque un vrai retour en arrière. Une décision lourde de conséquence pour l’environnement comme pour la santé publique. “On donne un permis d’empoisonner. La conséquence est là : la santé des Français, et personne n’en parle”, alerte Tony Renucci, de l’association Respire.

Les ZFE, un outil pertinent mais insuffisant

Les ZFE ont un objectif principal : réduire les émissions de polluants atmosphériques et améliorer la qualité de l’air. Un impératif de santé publique : environ 40 000 décès en France sont attribuables chaque année aux particules fines (PM2,5). Cette pollution touche en premier lieu les habitants des villes, dont le trafic routier contribue fortement aux émissions de particules fines et d’oxydes d’azote.

Comme le rappelle notre analyse, plusieurs études ont prouvé que les ZFE contribuent à la diminution de la pollution de l’air et améliore la santé des habitants. Ces zones contribuent également au renouvellement du parc automobile vers des véhicules moins polluants et augmentent l’utilisation des transports collectifs et du vélo dans les villes qui les mettent en place.

Mais les ZFE ne peuvent pas tout faire seules. Pour être pleinement efficaces, elles doivent s’accompagner de mesures structurantes, comme le développement d’alternatives crédibles (transport en commun, réseau cyclable). La présence de telles alternatives est, selon un rapport d’une mission gouvernementale sur le sujet, cruciale pour l’acceptabilité de cette politique.

Autre angle sensible des ZFE : leur impact social. Pour ses détracteurs, les ZFE pénalisent avant tout les ménages modestes, qui ont en moyenne des voitures plus anciennes et plus polluantes, et n’ont pas les moyens de changer de véhicule pour se conformer aux nouvelles règles de circulation. “ (...)