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Marie-Claude Saliceti
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Sismique/Julien Devaureix
Le rêve d’un monde sans démocratie. Comprendre le néolibéralisme
#capitalisme #neoliberalisme #democratie
Article mis en ligne le 25 avril 2026
dernière modification le 18 avril 2026

Le projet politique du néolibéralisme et ses mutations contemporaines : Néolibéralisme, logique d’exit et recomposition du pouvoir

Le projet politique du néolibéralisme et ses mutations contemporaines : Néolibéralisme, logique d’exit et recomposition du pouvoir. Avec Quinn Slobodian.

Où se loge réellement le pouvoir aujourd’hui ?

Si le capitalisme ne fonctionne plus dans le cadre des États-nations, que devient la démocratie ? Qui gouverne un monde structuré par des paradis fiscaux, des zones spéciales et des infrastructures privées ? Et si certains des acteurs les plus influents ne cherchaient plus à prendre le pouvoir politique, mais à s’en extraire ?

Dans cet échange avec l’historien Quinn Slobodian, on explore la logique profonde du néolibéralisme, la montée des stratégies d’“exit” et la fragmentation des souverainetés.

Une discussion sur l’évolution du rapport entre capital et démocratie, et sur ce que cela implique pour nos systèmes politiques.

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Reconfigurer le regard

  • Le néolibéralisme n’est pas seulement une doctrine économique, c’est un projet politique visant à organiser le monde pour protéger le marché des interférences démocratiques.
  • L’enjeu n’est pas la disparition de l’État, mais sa transformation en garant d’un ordre économique spécifique.
  • Le pouvoir ne disparaît pas, il se déplace vers des architectures juridiques, financières et techniques souvent invisibles.

Déplacer le lieu du pouvoir

  • Le monde ne se structure plus uniquement autour des États-nations, mais autour de zones, d’enclaves et de régimes d’exception.
  • Paradis fiscaux, zones franches, ports francs ou juridictions spéciales permettent de contourner les règles communes sans les abolir.
  • Cette fragmentation rend le pouvoir plus difficile à identifier, et donc à contester démocratiquement.

Du “voice” au “exit”

  • Une partie des élites économiques ne cherche plus à influencer le pouvoir politique, mais à s’en affranchir.
  • La logique d’“exit” consiste à quitter les contraintes démocratiques plutôt qu’à les transformer.
  • Cela redéfinit profondément le rapport entre citoyens, capital et institutions.

L’extension du domaine du possible politique

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Ecouter le podcast en anglais