Le traitement des prisonniers palestiniens en Israël est régulièrement dénoncé par des organisations de défense des droits humains. Et c’est une nouvelle atteinte à des droits fondamentaux que dénonce l’organisation Physicians for Human Rights–Israel. Les familles des détenus se retrouvent confrontées à de nouveaux obstacles pour financer des besoins basiques de leurs proches incarcérés. L’ONG estime que plusieurs centaines de détenus vivent aujourd’hui sans accès à des équipements médicaux essentiels, et le quotidien de certains devient très difficile.
Adam Oweineh a 24 ans. Le jeune homme est sourd. Détenu sans jugement depuis janvier 2025, il a un appareil auditif, mais il faut des piles pour le faire fonctionner. « Depuis plus d’un an, il est détenu sans pouvoir communiquer avec qui que ce soit autour de lui. En effet, le service pénitentiaire ne lui fournit pas de piles. Un jour, lorsque le gardien l’a interpellé, il ne l’a pas entendu. Mais comme il n’a pas répondu, il a été battu », témoigne Naji Abbas, le directeur du département prisonnier et détenu de Physicians for Human Rights–Israel (Médecins pour les droits humains–Israël).
D’autres détenus ont besoin de lunettes, de fauteuils roulants ou de béquilles. (...)
Les droits des prisonniers palestiniens piétinés (...)