Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
Manche : près de 50 000 migrants ont tenté de traverser la Manche en 2025, plus de 6 000 secourus côté français#
#Manche #Nord #migrants #exiles #immigration
Article mis en ligne le 5 février 2026
dernière modification le 2 février 2026

25 personnes sont mortes et deux ont été portées disparues.

(...) Vendredi 30 janvier, la Prémar a publié le bilan annuel de ses opérations.

Le document indique que l’an dernier, 49 996 personnes à bord de 795 embarcations ont tenté de traverser la Manche depuis la France vers l’Angleterre à bord de "small boats". Dans le même temps, 6 177 migrants ont été secourus en mer côté français.

Une tendance à la hausse. (...)

Des embarcations de plus en plus chargées

Les "risques que les passeurs font courir aux migrants sont toujours plus importants", souligne vendredi dans son rapport annuel la Prémar. Le nombre de personnes par embarcation "ne cesse d’augmenter" (...)

"La Manche est un espace particulièrement contraint" où "se superposent de nombreuses activités", notamment la pêche, le transport maritime de marchandises et de passagers ainsi que les énergies marines renouvelables, note le vice-amiral d’escadre Benoit de Guibert, pointant des conditions de navigation "extrêmement difficiles".

La préfecture rappelle régulièrement que cette zone maritime est l’une des plus fréquentées au monde, avec plus de 600 navires de commerce qui y transitent par jour, aux côtés de précaires embarcations de migrants, souvent surchargées. De plus, les conditions météorologiques y sont souvent difficiles avec 120 jours de vent supérieur ou égal à force 7 en moyenne annuelle. (...)

Autant de facteurs qui rendent cette route migratoire particulièrement dangereuse. (...)

Au total, 45% des embarcations en 2025 étaient des "taxi boats", un mode opératoire qui s’est développé depuis 2023, et qui consiste à mettre à l’eau des canots à l’abri des regards - notamment depuis des cours d’eau à l’intérieur des terres - pour échapper à la surveillance des forces de l’ordre près des principales plages de départ. Ces canots pneumatiques s’approchent ensuite par la mer des plages où les attendent les migrants, qui embarquent directement dans l’eau, dans des conditions souvent chaotiques, avant de poursuivre leur route vers l’Angleterre. (...)