Trois jeunes sont portés disparus après avoir tenté de rejoindre l’enclave espagnole à la nage entre le 4 et le 6 février depuis le Maroc voisin. Deux sont des amis algériens de 22 ans, le dernier est un mineur marocain de 17 ans. L’année dernière, 40 migrants sont morts en tentant la même traversée à la nage.
Ils s’appelaient Jawadi Yacine, Triki Issa et Saïd Al-Younsi. Ils sont portés disparus après avoir tenté de rejoindre à la nage l’enclave espagnole de Ceuta, porte d’entrée dans l’Union européenne (UE), depuis les côtes marocaines voisines.
La distance qui sépare l’enclave espagnole du territoire marocain a beau être courte, les forts courants et les rochers le long du rivage rendent le parcours particulièrement dangereux.
Ces traversées illustrent le désespoir d’une partie de la population marocaine, dans un pays où le taux de chômage s’élève à 13,3 %, et où 36 % des 15-24 ans sont sans emploi. À l’automne dernier, le Maroc a été le théâtre d’une contestation sociale inédite par son ampleur. À l’appel du collectif GenZ 212, des centaines de jeunes ont manifesté pour réclamer davantage d’investissements dans la santé, l’éducation, mais aussi des conditions de vie dignes. (...)
Les autorités marocaines traquent les réseaux sociaux à la recherche des passeurs - ou simples civils - qui organisent (ou incitent à faire) des traversées vers Ceuta. (...)
Ces traversées illustrent le désespoir d’une partie de la population marocaine, dans un pays où le taux de chômage s’élève à 13,3 %, et où 36 % des 15-24 ans sont sans emploi. À l’automne dernier, le Maroc a été le théâtre d’une contestation sociale inédite par son ampleur. À l’appel du collectif GenZ 212, des centaines de jeunes ont manifesté pour réclamer davantage d’investissements dans la santé, l’éducation, mais aussi des conditions de vie dignes. (...)