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RFI
Météo-France : entre automatisation et baisse des effectifs, les prévisions sous tension
#MeteoFrance
Article mis en ligne le 8 janvier 2026

Vigilance émise trop tard, arrivée d’une tempête mal anticipée, chutes de neige plus fortes que prévu… Quel Français ou responsable politique n’a jamais râlé contre la météo ? Depuis plusieurs mois, Météo-France fait face à des critiques croissantes concernant la fiabilité de ses prévisions, particulièrement après une automatisation partielle de ses services. Les syndicats dénoncent une dégradation des prévisions, exacerbée par une baisse des effectifs et un budget en réduction.

Météo-France est le thermomètre et le baromètre officiel du pays. Ses prévisions informent les populations de l’état du ciel en temps réel et permettent d’anticiper les évènements météorologiques. Dans plusieurs secteurs économiques, ses bulletins sont cruciaux : l’agriculture, la pêche, l’aéronautique, les transports ou l’énergie par exemple.

Cet établissement public à caractère administratif emploie 2 600 personnes, dont 600 prévisionnistes et 300 chercheurs. Ils disposent d’une batterie de radars, de satellites et d’outils pour mesurer la pression atmosphérique, la vitesse et la direction du vent ou l’intensité des précipitations. Au total, 13 000 stations météo dans toute la France, Outre-mer inclus, livrent à Météo-France des millions de données chaque jour qu’il faut synthétiser et rendre intelligibles pour le grand public.

Jusqu’en 2023, cette synthèse était réalisée par des météorologues professionnels. Aujourd’hui, c’est un logiciel baptisé « Alpha » qui s’en charge. (...)

La supervision d’un météorologue reste obligatoire pour émettre une vigilance jaune, orange ou rouge ; les niveaux de risque associés aux évènements climatiques intenses.
Une automatisation mal vécue par le personnel

« Les prévisions se sont largement détériorées », cinglent dans un communiqué commun la CGT, Force ouvrière et Solidaires. (...)

Les erreurs récurrentes du programme Alpha et un retrait partiel de la supervision humaine sur les prévisions suscitent la colère des prévisionnistes de Météo-France. Ces dernières années, plusieurs mouvements de grève très suivis ont traversé l’institut météorologique. (...)