L’armée israélienne a enlevé lundi 9 février à l’aube un responsable d’un groupe islamiste sunnite Atwi Atwi, à son domicile du sud du Liban. La porte-parole arabophone de Tsahal a indiqué que l’opération visait un « important élément terroriste » qui a « été transféré en Israël pour y être interrogé ». Elle a ajouté que des « moyens de combat ont été découverts à l’intérieur du bâtiment ».
Atwi Atwi est le responsable de la Jamaa Islamiya, la branche libanaise des Frères musulmans, active dans la partie orientale du sud du Liban. Ce groupe possède une aile militaire, appelée les forces al-Fajr, qui prône la résistance armée contre les troupes israéliennes. L’organisation a déjà revendiqué de nombreuses attaques contre Israël pendant la guerre opposant les deux pays, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. (...)
L’opération d’enlèvement est intervenue quelques heures après la visite de deux jours du Premier ministre libanais Nawaf Salam dans le sud, où de larges secteurs proches de la frontière avec Israël restent désertés et en ruines.
Le Liban accuse Israël d’avoir enlevé plusieurs ressortissants « après le cessez-le-feu » (...)
Un drone israélien a par ailleurs mené une frappe contre une camionnette stationnée devant le siège de la municipalité d’un village près de la ville côtière de Tyr. Le conducteur du véhicule ainsi qu’un père et son enfant de trois ans qui se trouvaient à proximité ont été tués dans cette attaque, selon le ministère de la Santé. (...)
Un appareil israélien a également largué une bombe sonore sur la localité frontalière de Kfar Kila, dans le secteur central du Liban-Sud.
Cette pratique devenue quotidienne vise à dissuader les habitants à regagner leurs villages situés à la frontière, Israël voulant transformer cette région en zone tampon déserte.