Sous-estimé par rapport à la menace djihadiste, le terrorisme d’ultradroite connaît un inquiétant renouveau en Europe et dans les démocraties occidentales. Enquête sur un phénomène méconnu, qui laisse planer le risque d’attentats de grande ampleur.
Le djihadisme n’est pas la seule menace terroriste à peser sur la France. Ces dernières années, plusieurs projets d’attentats fomentés par l’ultradroite ont été déjoués sur le territoire. Parmi les personnes arrêtées – citoyens d’apparence ordinaire ou jeunes militants identitaires –, certaines s’étaient radicalisées en réaction aux attentats djihadistes de 2015. Pourtant, la justice française hésite encore à qualifier ces actes de "terroristes" et le phénomène reste peu renseigné. Alors que ces groupuscules aux techniques de milices multiplient les agressions contre des ennemis désignés – juifs, musulmans, immigrés, homosexuels…–, la France commence tout juste à prendre la mesure du défi. L’Allemagne, elle, y fait face depuis le début des années 2000 et les scandales liés à l’infiltration par des néonazis de la Bundeswehr et de la police. (...) (...)
Convoquant des experts, des figures de l’ultradroite, des repentis et des proches de victimes, cette enquête glaçante met en évidence un phénomène méconnu, explorant la nébuleuse de réseaux transnationaux de plus en plus structurés. (...)