Ce mardi 6 janvier, une femme de 53 ans est décédée aux portes des urgences du Centre Hospitalier Intercommunal d’Aix-Pertuis à cause de la saturation du service. Un drame directement lié au manque de moyens des soignants et à la casse de l’hôpital public.
Une situation intenable rendue encore plus précaire avec la fermeture des urgences de Manosque, de Cavaillon et d’autres communes redirigeant les patients vers le Centre Hospitalier Intercommunal d’Aix-Pertuis ou même Marseille, à plus d’une heure de trajet.
Cette catastrophe n’est pas isolée mais s’inscrit dans un contexte national extrêmement tendu qui surajoute à la saturation quotidienne de l’hôpital : grève des médecins libéraux contre le budget criminel de la Sécurité Sociale, épidémie de grippe et infections hivernales...
Alors que depuis des années, les travailleurs et travailleuses du secteur dénoncent le manque de personnels et de moyens pour soigner correctement, le gouvernement Macron avec la complicité du PS prévoit de encore couper dans les dépenses de santé, actant un financement déficitaire de 3,6 milliards par rapport aux dépenses « naturelles » de santé sur l’année 2026. Cette offensive austéritaire ne peut conduire qu’à des drames. (...)