Les acteurs des événements au cours desquels Steve Caniço a trouvé la mort, la nuit du 21 juin, contestent les conclusions de la « police des polices », qui rejette la faute sur les organisateurs de la Fête de la musique et la ville de Nantes.
L’annonce, pour le moins laconique, a fait l’effet d’une claque. « C’est un contre-feu, une pure opération de communication », tacle Samuel Raymond, un des responsables de Freeform, qui accompagne des événements de musique électronique, et qui est aussi l’un des coordinateurs de la plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » émise par 89 personnes présentes la nuit du 21 au 22 juin sur les lieux du drame qui s’est joué à Nantes. Chez les acteurs ou témoins directs des événements au cours desquels Steve Caniço a trouvé la mort en tombant dans la Loire, et, bien au-delà, pour certains syndicalistes policiers ou chez les élus mis en cause dans l’organisation de la Fête de la musique, les conclusions du rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) (voir ci-contre), rendues publiques mardi par le premier ministre Édouard Philippe, sont irrecevables. (...)