L’immigration occupe à peine une page dans le programme d’Emmanuel Macron, mais elle en remplit 46 dans celui de Marine Le Pen. Au-delà de cette différence de volume, un objectif affiché comparable : mieux contrôler les flux migratoires.
Parmi les priorités du président-candidat, une refonte du droit d’asile. S’il est réélu, Emmanuel Macron compte expulser, comme son opposante, les étrangers qui troublent l’ordre public ou encore conditionner les titres de séjour longue durée à un examen de Français réussi. Sa rivale, Marine Le Pen, base quant à elle l’essentiel de son projet immigration sur une méthode : le référendum. La candidate frontiste veut instaurer la primauté du droit national, la priorité nationale, l’encadrement du regroupement familial ou encore la suppression du droit du sol.
Pour Claire Rodier, directrice du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), l’hypothèse d’une élection de Marine Le Pen pourrait rendre le bras de fer entre le pouvoir et les associations de défense des droits des immigrés beaucoup plus dur. Seule certitude, les programmes des deux finalistes entraineront quoi qu’il en soit un durcissement du traitement réservé aux immigrés pendant le prochain quinquennat.
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