Plus de 3 000 personnes, le plus souvent issus de groupuscules nationalistes-révolutionnaires, ont défilé en toute impunité dans la capitale des Gaules en mémoire du militant d’extrême droite tué à Lyon. Un signalement a été adressé à la justice par la préfète du Rhône pour des saluts nazis et des propos racistes pendant la marche.
(...) Plus de 3 200 personnes ont fait le déplacement, de toute la France et pour certains d’Europe, pour rendre hommage à l’étudiant de 23 ans, mort après son passage à tabac lors d’un affrontement avec des antifascistes le 12 février. La famille est absente, mais « nous remercie d’être présents aujourd’hui », assure au micro Domitille Casarotto, la porte-parole de l’événement.
Avant le départ de la marche, les prises de parole se succèdent pour saluer la mémoire d’un « homme plein de vie, catholique, nationaliste, généreux et discret », « un évangélisateur d’exception », « mort sous la violence antifasciste, mort pour servir ». Quentin Deranque est érigé en « martyr », son décès en « sacrifice ». Le jeune homme s’était rapproché ces dernières années de la mouvance radicale, d’abord chez les maurassiens de l’Action française, puis au sein de groupuscules nationalistes-révolutionnaires de Lyon et d’Isère. (...)
le cortège a en effet surtout rassemblé tout un panel de groupuscules néofascistes, dont certains authentiques militants néonazis. Bon nombre d’entre eux défilaient le visage presque recouvert – au choix par des cache-cous, masques chirurgicaux, et lunettes de soleil –, malgré les engagements pris par les organisatrices auprès de la préfecture.
La vieille garde de la mouvance avait fait le déplacement. (...)
Des néonazis pour assurer la sécurité (...)
Ces jeunes bodybuildés se sont appliqués tout au long de la manifestation à empêcher les journalistes de filmer de trop près des participants ayant bien souvent eu affaire avec la justice pour des faits de violences. (...)
En fin de journée, la préfecture du Rhône a annoncé avoir adressé un signalement à la justice après pour saluts nazis et des insultes racistes proférées au cours du rassemblement. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des manifestants qui crient « sale bougnoule » et « sale race de merde » après avoir scandé « Mélenchon en prison ». Un membre du service d’ordre intervient et leur dit : « Les gars, les gars, il y a une caméra. Oh ! »