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Marie-Claude Saliceti
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RFI
France : les Padhue, ces médecins aux diplômes étrangers qui tiennent le système de santé
#France #Sante #PADHUE #immigration
Article mis en ligne le 1er mai 2026

Le président français Emmanuel Macron a assuré mercredi 30 avril que le statut des praticiens diplômés hors de l’Union européenne (Padhue) allait évoluer et être facilité. Ils seraient près de 10 000 en France. Les Padhue exercent à l’hôpital public. Ils tiennent le système de santé français, mais ont un statut administratif très précaire. Emmanuel Macron et son gouvernement promettent des changements rapidement.

Dans la pratique, ce sont des médecins comme les autres, le statut en moins. Les Padhue exercent à l’hôpital public, mais à la différence d’un diplômé au sein de l’Union européenne, ils ne bénéficient pas du « plein exercice » et ne sont pas inscrits à l’Ordre des médecins et sont beaucoup moins payés que leurs pairs.

Pour être titularisés, ils doivent passer une épreuve de vérification de connaissances. Les EVC, comme ils disent dans le jargon. Ce concours est très injuste et les règles sont opaques. (...)

Sans les EVC, un droit d’exercer précaire

Paradoxalement, même lorsque les médecins échouent à l’EVC, ils peuvent continuer d’exercer, grâce à une autorisation temporaire. Une précarité administrative de plus, vécue comme une injustice. (...)

Car même lorsqu’ils ont passé les EVC, le parcours du combattant n’est pas terminé. Ils ont ensuite deux ans de pratique appelés « parcours de consolidation ». Ce n’est qu’après qu’ils peuvent espérer être titulaires, et donc être inscrits à l’ordre des médecins. Un long parcours, puisque les études de médecine durent déjà entre 10 et 12 ans. (...)

Des médecins essentiels pour le système français

Il n’existe pas de statistiques précises, mais selon l’Ordre des médecins, les Padhue seraient autour de 10 000. Les anciens Padhue représenteraient quant à eux plus de 9 % du corps médical en activité régulière, toujours selon l’Ordre. En système hospitalier, ces médecins sont officiellement encadrés par des titulaires mais, dans la réalité, ils sont souvent seuls à tenir des services en tension. Leur statut précaire les pousse également à assurer plus de gardes pour gagner en rémunération.

C’est pour ces raisons que l’Ipadecc milite pour une meilleure considération (...)