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SOS Mediterranée
Pour que plus personne ne meure en mer en 2026
#SOSMediterranee #OceanViking #sauvetages #migrants #immigration #solidarites
Article mis en ligne le 5 janvier 2026
dernière modification le 4 janvier 2026

À l’aube de l’année 2026, SOS MEDITERRANEE entre dans sa onzième année d’action en Méditerranée centrale avec une détermination renforcée. Dix années de présence continue en mer, au service d’un principe fondamental : porter assistance aux personnes en détresse, conformément au droit maritime international. Et un vœu pour l’année qui s’ouvre : que la sauvegarde de la vie humaine prime sur l’indifférence.

Cette décennie a été marquée par une transformation profonde des réponses apportées par les États européens aux migrations maritimes. À partir de 2014, les moyens publics de recherche et de sauvetage ont été réduits, au profit de politiques de dissuasion et d’externalisation des responsabilités vers des pays tiers.

Dix ans d’évolution des politiques en mer

Les États responsables ont progressivement cessé de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, et les obligations de secours ont été interprétées de manière de plus en plus restrictive. Dans ce contexte, les navires humanitaires tentent de combler cette lacune, tout en faisant face à des entraves administratives et opérationnelles répétées : immobilisations administratives, assignations de ports de débarquement éloignés, obligation de retourner à quai après chaque sauvetage. Ces pratiques ont réduit leur capacité opérationnelle et limité leur présence dans les zones où les besoins sont les plus importants.

Le rôle essentiel de la société civile, et des partenariats à réinventer

Ces dix années ont confirmé le rôle essentiel de la société civile en mer, alors qu’elle ne peut ni ne doit se substituer durablement aux États dans l’exercice de leurs obligations légales.

En dix ans, les équipes de SOS MEDITERRANEE, à bord de l’Aquarius, puis de l’Ocean Viking, ont mené 452 opérations de sauvetage et porté assistance à plus de 42 000 personnes en Méditerranée centrale, en s’appuyant sur un équipage international médical et d’assistance, de marins-sauveteurs, et sur un vaste réseau de citoyennes et de citoyens mobilisé.e.s à terre. En parallèle, nous avons développé des actions de sensibilisation et d’information dans de nombreuses villes et villages à travers toute l’Europe pour rappeler l’urgence de mettre un terme aux naufrages.​

La fin annoncée de notre partenariat avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, pour des raisons financières, accroît la fragilité des ressources consacrées au secours en mer malgré des besoins exponentiels. Cette évolution nous oblige à renforcer notre capacité opérationnelle autonome et à diversifier encore nos soutiens pour garantir la poursuite des opérations à bord de l’Ocean Viking.​

Dix ans de témoignage

Au cours de cette décennie, nos équipes médicales ont traité des blessures graves, des brûlures chimiques, et apporté des premiers secours psychologiques, qui témoignent des chaînes de violences cumulées avant et pendant les traversées.​

Malgré plus de 33 000 personnes mortes ou disparues en Méditerranée depuis 2014, chaque sauvetage à bord de l’Ocean Viking incarne le respect du droit maritime et réaffirme que ces tragédies résultent de choix politiques, et non d’une fatalité.​

Regards pour 2026 : des vœux de solidarité et de responsabilité (...)

Nous appelons les États et les institutions européennes à assumer pleinement leurs responsabilités en mettant en place des dispositifs de recherche et de sauvetage proactifs, coordonnés et respectueux de la dignité des personnes en mouvement.​

Nos vœux s’adressent aussi à toutes celles et tous ceux qui, par leur engagement bénévole, leurs dons, leurs prises de parole ou leurs initiatives culturelles et éducatives, ont soutenu SOS MEDITERRANEE tout au long de l’année écoulée. En 2026, nous voulons continuer à construire, avec ce large réseau de soutien, une mobilisation durable pour que plus personne ne meure en mer. Et pour que la Méditerranée demeure un espace de liens et d’humanité.​ (...)