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France Info
Quinze ans après Fukushima, le Japon secoué par un scandale sur la falsification des données de sécurité de réacteurs nucléaires
#Japon #reacteursNucleaires
Article mis en ligne le 12 janvier 2026
dernière modification le 10 janvier 2026

L’exploitant d’une centrale nucléaire au Japon a reconnu avoir présenté aux autorités des données sous-estimant potentiellement les risques sismiques, à l’heure où l’archipel relance son parc nucléaire.

(...) Un scandale qui tombe d’autant plus mal que le jugement de sûreté repose grandement sur les données fournies par les compagnies. (...)

il s’agit d’un mensonge délibéré qui a de graves conséquences, car le calcul de la résistance des installations aux séismes est un élément essentiel pour permettre à l’autorité de sûreté nucléaire d’évaluer si ces réacteurs sont conformes aux nouvelles normes plus strictes décidées après l’accident de Fukushima. (...)

"Nous pensons que l’intention était de minimiser l’intensité du séisme de référence utilisé pour les calculs", indique-t-il. Une manipulation qui aurait pu permettre d’obtenir plus facilement le certificat technique nécessaire au redémarrage de ces deux réacteurs.
De nouvelles inspections à venir

Le gendarme du secteur nucléaire est furieux. Il a décidé de stopper net, sans attendre plus de détails, toutes les procédures d’examen qui devaient permettre à Chubu Electric de relancer ses deux réacteurs. La remise à zéro des compteurs et les inspections à venir prendront des années, selon Shinsuke Yamanaka, président de l’autorité de sûreté nucléaire. (...)

Le Japon avait arrêté progressivement tous ses réacteurs nucléaires dans les années suivant le désastre de la centrale Fukushima Daiichi, provoqué en mars 2011 par un puissant séisme suivi d’un gigantesque tsunami. Toutefois, le gouvernement actuel, très pro-nucléaire et attaché à la souveraineté énergétique d’un archipel pauvre en ressources naturelles, est pressé de relancer les tranches jugées sûres. Il n’en reste plus que 33 potentiellement exploitables sur les 54 réacteurs disponibles avant l’accident nucléaire de 2011. Mais seulement 14 ont pu être remis en service en conformité avec des normes de sécurité rendues plus strictes, notamment vis-à-vis des séismes et tsunamis.