Helsinki met en place toute une série de réformes pour réduire les avantages accordés aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, tout en limitant l’accès à la nationalité finlandaise.
Le gouvernement finlandais a récemment soumis au Parlement une série de projets de lois en vue de remodeler la politique migratoire du pays. Ces réformes ont toutes les chances de passer, la coalition au pouvoir détenant la majorité des sièges au Parlement.
Voici les changements proposés en matière d’asile et de citoyenneté ?
Moins de soutien financier pour les demandeurs d’asile et les réfugiés
Le gouvernement souhaite réduire au minimum légal l’allocation réservée aux demandeurs d’asile et les réfugiés. Ce seuil minimal est défini par la Constitution et une directive sur les conditions d’accueil.
Réduire la durée de l’asile et de la protection internationale
Le gouvernement finlandais veut abaisser la durée de validité des permis de séjour pour les réfugiés et des personnes bénéficiant d’une protection internationale, tout en facilitant le retrait de ces statuts.
Selon le ministère finlandais de l’Intérieur, "un réfugié se verra accorder un permis de séjour de trois ans au lieu des quatre ans actuellement. (...)
Pour les personnes bénéficiant de la protection subsidiaire, le premier permis de séjour ne sera accordé pour un an seulement, au lieu de quatre actuellement. Les permis suivants ne seront accordés que pour deux ans au lieu de quatre également. (...)
Restreindre l’accès aux études ou au marché du travail
Le gouvernement veut empêcher les demandeurs d’asile et les réfugiés de demander un "permis de séjour" réservé aux seuls travailleurs et aux étudiants. (...)