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Mayotte : les Congolais sont de plus en plus nombreux à demander l’asile sur l’île
#Mayotte #Congolais #migrants #immigration
Article mis en ligne le 10 février 2026
dernière modification le 6 février 2026

En 2025, plus de la moitié des demandes d’asile déposées à Mayotte ont été introduites par des ressortissants des Grands Lacs - République démocratique du Congo (RDC), Burundi et Rwanda, selon les chiffres de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Ces exilés vivent souvent dans des conditions extrêmement précaires.

En 2021, 80% des demandes d’asile effectuées à Mayotte provenaient de ressortissants comoriens. Ils sont désormais minoritaires face au nombre croissant de Congolais débarquant sur l’archipel : 52 % des 2 463 primo-demandeurs résidents étaient originaires de la République démocratique du Congo (RDC) en 2024 - contre seulement 25 % des Comores, selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Et en 2025, "environ 800 demandes d’asile ont été déposées par des personnes originaires de la région des Grands Lacs (RDC, Burundi, Rwanda), soit un peu plus de la moitié des demandes d’asile déposées sur l’île", précise l’Ofpra à l’AFP, indiquant qu’il était encore trop tôt pour analyser cette nouvelle route migratoire.

L’est de la RDC est ravagé par 30 années de conflits, avec une intensification des violences depuis la résurgence du groupe armé Mouvement du M23 soutenu par Kigali fin 2021. En janvier 2025, Goma, capitale du Nord-Kivu, est tombé aux mains des rebelles du M23, à la suite d’une offensive éclair, poussant de nombreuses personnes sur les routes.

"Je ne savais pas que Mayotte existait" (...)

Environ 800 migrants dans un camp de fortune (...)

"Ici, on a des gens dans des états psychologiques difficiles à cause de la vie que nous menons. Ils sont livrés à eux-mêmes, ne travaillent pas et n’occupent pas leurs journées. Ils sont bloqués dans le camp et réfléchissent à leur condition. Ça crée des troubles mentaux, c’est certain", racontait en décembre à InfoMigrants Kennedy Kighana, un autre Congolais de 28 ans arrivé à Mayotte en septembre 2025.

Retard dans le traitement des dossiers d’asile (...)

Une situation qui prolonge l’attente dans la précarité. "Il y a néanmoins une solidarité souterraine des Mahorais, mais qui reste discrète car mal vue", nuance à l’AFP Daniel Gros, référent de la Ligue des droits de l’Homme à Mayotte.